Conception et mise en scène
Petr Boháč
Avec
Roman Zotov-Mikshin
Souvent presque invisibles et sans nom, ils font pourtant trembler les plus puissants, ceux qui ont osé sortir du rang et exprimer leurs opinions sous des régimes tyranniques. Leurs histoires donnent de l’espoir aux autres, celui d’un monde peut être meilleur, ne serait-ce qu’un peu. Leurs vies apportent une lueur au cœur de la tyrannie et de l’injustice. De tels destins – qu’ils soient ceux d’écrivains, de journalistes, d’étudiants, d’artistes, d’ouvriers et de bien d'autres encore – ne cessent d'augmenter, jour après jour, dans les états totalitaires.
L’un de ces destins est celui d’un auteur et dramaturge que son parcours a conduit de la cellule d'un prisonnier politique au bureau présidentiel. Dans une lettre adressée à sa femme depuis sa cellule, début 1989, Václav Havel, l’un des dissidents les plus célèbres de l’histoire récente, a écrit une farce absurde sur ce que veut dire être prisonnier. Ce texte, intitulé Perpetuum mobile, est la principale source d’inspiration de cette pièce. À côté de l’expérience carcérale de Havel, les auteurs se sont également inspirés du témoignage de la prisonnière politique biélorusse Palina Šarenda-Panasjuk et de ses amies, des installations artistiques et des récits du dissident et artiste chinois Ai Weiwei, ainsi que des paroles prononcées par des prisonniers politiques russes contemporains dans des tribunaux et des salles d’audience.
La pièce est mise en scène par Petr Boháč, qui, avec Roman Zotov-Mikshin, qui en sera l’unique comédien, renoue la collaboration qui avait été la leur dans la pièce The Last of the Soviets.
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